Balade à Kerikeri

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Après une semaine de Wwoofing dans la ferme de Makareta et Quinton (on aura l’occasion de vous en parler très bientôt), nous avons repris la route pour explorer les alentours de Kaikohe et Kerikeri.

Situé dans la Bay of Island, l’un des sites les plus beaux de Nouvelle-Zélande, Kerikeri est surtout une ville chargée d’histoire.

Where was it ?

 Pour zoomer/dézoomer sur la carte : utiliser la molette de votre souris ou le menu incorporé dans la carte.

Détente à Ngawha springs

Après une semaine à bucher, nos hôtes nous ont conseillé de nous détendre à Ngawha (prononcez Nafa) springs Hot Pools. Il n’a pas fallu nous le dire deux fois : on avait déjà adoré barboter nos pieds dans les bains publics de Rotorua, cette fois-ci, on a carrément plongé dans ces piscines d’eau chaude naturelle !

Situé à la sortie de Kaikohe, les hot pool sont installés au fin fond d’une impasse, dans la vallée volcanique de Ngawha (qui signifie « bain chaud » en maori, ça s’invente pas !). L’eau des bassins est naturellement chaude, et la température varie au fil du temps. À l’heure actuelle, les piscines oscillent entre 36° et 47° ! En 1983, l’une d’elles a été relevée à plus de 80° !!

Mais ces bains chauds ne sont pas seulement bons pour la relaxation. Grâce aux nombreux minéraux contenus dans l’eau, chacune des piscines a des propriétés curatives : maux de dos, arthrose, courbatures, problème de peau, antistress… Ces bienfaits sont reconnus depuis les années 1800 et même au-delà, car le peuple maori utilisait déjà les Ngawha springs pour se soigner.

Les piscines les plus chaudes (et donc le plus chargée en gaz et en minéraux) sont recommandées pour les rhumatismes, les grosses douleurs musculaires… alors que les plus fraîches (39° quand même !) sont indiquées pour les peaux sensibles.

De notre côté, on avait juste besoin de se détendre un peu : on a donc testé toutes les piscines ! Le temps est idéal, il n’y a pas grand monde et la gérante nous a autorisés à rester même après la fermeture du site. Et de nuit, sous un ciel étoilé, bien au chaud dans son bain, et bien on peut vous le dire : c’est de la bombe !

On avait réservé une nuit de camping sur place, avec accès illimité aux piscines. On a donc pu en profiter jusqu’au lendemain midi !

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L’entrée aux hot pools est à 4,50$ – le parc est ouvert tous les jours de 9h à 21H.
Comptez en tout 15$ par personne si vous souhaitez passer la nuit au bord de l’étang.
Ginns Ngawha pools accueille aussi les wwoofeurs.

Douche froide sur place pour se rincer (on ne sent pas très bon quand on sort de là ! Attention à vos vêtements : le sable s’incruste), eau chaude en supplément. [/wc_box]

Kerikeri et les missionnaires

Après s’être bien reposé, direction Kerikeri, à 30 kilomètres de Kaikohe. C’est un lieu de passage pour le Northland : assez peu de visiteurs semblent s’arrêter dans le coin, ou alors très rapidement.

Il faut le dire, la ville de Kerikeri en elle-même n’a rien de très intéressant. Le mieux est plutôt d’en arpenter les chemins et les sites historiques, qui sont accessibles à pied ou en voiture.

jardin mission station kerkeri kemp house

Le jardin de la Kemp House sont maintenu tels qu’ils étaient dans les années 1800, lorsque la mission était encore ouverte.

De notre côté, on s’est arrêté aux Rainbow falls. Depuis la cascade, on rejoint le sentier du célèbre Te Aroa, le trek qui traverse la Nouvelle-Zélande du nord au sud en 3000 km.

Les chutes des Rainbow falls ne sont pas les plus impressionnantes que l’on a vues en Nouvelle-Zélande, mais c’est l’une des seules cascades du pays où on peut passer derrière le rideau d’eau ! Une séance d’escalade en prévision qu’on n’aura pas pu faire, faute de mauvais temps.

Le sentier vous mène en une heure de marche à Kerikeri Basin célèbre pour avoir été l’un des premiers endroits où colons et maori ont eu des relations positives sur le long terme.

Dès 1800, le révérant Samuel Marsden a multiplié les contacts avec le chef de la tribu Nga Puhi. Cette tribu est, aujourd’hui encore, la plus importante et la plus puissante en Nouvelle-Zélande. Le chef Hongi Hika donna au révérend une partie de ses terres pour que ce dernier puisse y construire la seconde mission anglicane de Nouvelle-Zélande. L’intérêt n’est pas tellement religieux : pour les Maoris, l’arrivée des Européens sur leurs terres représentent avant tout de nouvelles possibilités commerciales. Ils espéraient ainsi pouvoir échanger leurs porcs et leurs pommes de terre contre des biens européens.

À l’heure actuelle, il reste deux bâtiments visibles de l’époque : la Kemp House et la Stonstore, le premier édifice en pierre de Nouvelle-Zélande.

La Stonestore servait d’entrepôt et de magasin pour les frères de la mission. La Kemp House fut habitée par les missionnaires avant d’être acquise par la famille Kemp qui y résida malgré la fermeture de la mission en 1848. Les descendants de la famille continuèrent d’y vivre jusqu’en 1974, date à laquelle Ernest Kemp en fit don à l’organisme New Zealand Historic Places Trust.

Aujourd’hui, les deux bâtiments sont ouverts au public : la Stonestore est un magasin de souvenir qui regorge d’histoire et la Kemp house héberge un café. Il est possible de visiter les deux édifices moyennant une dizaine de dollars.

Kerikeri et les Maoris

Ce qui est surprenant, c’est que juste en face de cette mission anglicane, séparée par une rivière peu profonde, se trouve un important village de pêcheurs maoris.

House Rewa's village kerikeri

Ils devaient pas être bien grand les Maoris !

Le Rewa’s village est en réalité une reconstitution d’un site maori où une communauté de pêcheurs s’était installé avant l’arrivé des colons et a continué à y vivre même lorsque la mission était en place.

On y découvre une reconstitution des habitations et des lieux de vie maoris. Les archéologues ont même retrouvé plusieurs vestiges, comme les endroits où se cuisinait le hangi (le plat traditionnel maori, cuit sous terre) et des canoës façonnés et utilisés par les pêcheurs.

On s’est aussi baladé dans les jardins du village qui accueille de nombreuses espèces de plantes et d’arbres utilisées par le peuple maori. Régulièrement des panneaux vous explique l’intérêt et les pouvoirs de chaque plante : certains sont employés pour soigner, d’autres sont destinées à être mangée ou à servir lors de la construction de maisons ou de bateaux. On y retrouve par exemple le Totara, l’arbre qui était utilisé pour fabriquer les waka.

On a passé pas loin de deux bonnes heures à arpenter le petit village de pêcheurs. L’entrée est sur donation et il y a même un musée qui vous explique l’histoire de ce village. Malheureusement, c’était le jour du Labour Day (la fête du Travail kiwi), nous n’avons donc pas pu le visiter.

Depuis le haut du campement et le bord de la rivière, les bâtiments de la mission sont largement visibles. Et depuis ces deux points de vue, on peut également apercevoir le Pa, le village fortifié maori, érigé pendant les guerres intertribales.

Situé sur la rive droite, du même côté que la mission, les vestiges du Pa de Kororipo se cantonnent à de simples collines verdoyantes surélevées. Depuis notre piédestal, la vue sur toute la campagne de Kerikeri est superbe : on comprend mieux pourquoi le Pa (village fortifié donc) a été bâti ici : le site offre une vision à presque 360 degrés et permet d’observer facilement l’arrivé de guerriers, par voie terrestre ou maritime.

Selon le New Zealand Historic Places Trust, le Pa de Kororipo a été construit (et détruit) avant que la mission ne s’installe. Le site serait plutôt un vestige des guerres intertribales antérieures. En effet, d’après les documents de l’époque, le Pa de Kororipo hébergeait une partie des villageois de Rewa’s village et n’étaient déjà plus fortifié en 1800.

On a passé un petit moment en haut de cette colline, sans trouver un panneau d’explication sur le site… un peu dommage. C’est toujours chouette de connaître l’histoire qui s’est déroulée juste sous vos pieds.

La journée touche à sa fin. Il est temps de redescendre jusqu’à notre maison sur roulettes pour aller visiter de nouvelles contrées !

    • Ah chouette ! Vous allez voir, la région est plutôt sympa même s’il n’y a pas grand chose à Kerikeri même, sauf le marché du samedi matin qui est très chouette. =)

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