Depuis notre arrivée en Nouvelle-Zélande, nous profitons de notre temps libre pour découvrir et parcourir le pays. Le temps du farniente est désormais révolu : il va falloir gagner notre croûte maintenant !

Le woofing nous avait déjà un peu mis en jambe, même si notre boulot était plutôt soft. Maintenant, place à un job, un vrai, un travail de saisonnier : le fruit picking !

Champs-kiwi-Nouvelle-zelande

A chaque saison son fruit

Le pays étant dans une situation de presque plein emploi (le taux de chômage est relativement faible face à d’autres économies comparables), les backpackers peuvent sans trop de soucis trouver du travail dans le fruit picking (ramassage de fruits) ou le fruit packing (conditionnement des fruits).

L’avantage en Nouvelle-Zélande, c’est qu’à chaque saison (ou presque), il y a des fruits à récolter et donc du boulot toute l’année ! Vous pourrez ramasser des pommes, des poires, des feijoas, des tomates, des citrons, des mandarines, des citrouilles, des avocats et des kiwis (liste non exhaustive) selon la saison… En automne, l’heure est au kiwi picking… Nous nous sommes donc mis en quête d’un job dans ce domaine.

La région où nous sommes, Bay of Plenty, est réputée pour ses champs et son agriculture. Pour tout vous dire, la Baie de l’Abondance est l’endroit où l’on récolte le plus de kiwis au monde (si on ne nous a pas dit de bêtises). De chaque côté des routes, on aperçoit des centaines et des centaines de champs qui attendent qu’on s’occupe d’eux.

Et encore ! On apprendra vite que ce n’est que la partie visible de l’iceberg ! Derrière ses grandes haies se cachent plusieurs centaines d’hectares du précieux fruit qui fait la réputation de la région. C’est donc plein d’entrain qu’on est allé chercher deux petites places de fourmi parmi ce marché de géant…

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Source : wikipedia.com – Le kiwi géant de te Puke, capitale du Kiwi

Des packhouses en picking

Aux alentours de Kati Kati et Te Puke, il y a plusieurs dizaines de packhouses, lieu de conditionnement des fruits avant leur exportation et leur mise sur le marché. Ces usines fonctionnent H24 et 7 jours sur 7 en pleine saison (quasiment toute l’année donc). Nous pensions donc pouvoir trouver un job là-dedans.

C’était sans compter sur ces backpackers arrivés avant nous dans la région. Packhouse après packhouse, les refus polis ont été la seule chose qu’on a entendu : « sorry we are full for all the season »… Malgré tout, les bureaux de recrutement nous font remplir un questionnaire, des fois qu’une place se libèrerait.

Tant pis, s’il n’y a pas de place dans les packhouses, c’est qu’il y en a ailleurs, et notamment dans le fruit picking ! Nous nous sommes donc mis en quête d’un contractor, chargé de constituer les équipes de picking, la récolte venant tout juste de commencer.

C’est au hasard d’une rencontre avec deux autres français à la bibliothèque de Tauranga (lieu préféré des backpacker pour avoir de l’électricité et internet gratuitement !) que nous avons obtenu un contact.

Après un rapide coup de téléphone, le rendez-vous est donné le lendemain matin pour une première journée. Mais ce jour-là, les pickeurs sont déjà en nombre suffisant : pas de place pour nous. Malgré tout, nous sommes les bienvenus le lendemain.

Une journée dans le kiwi

Le lendemain, c’est la même équipe qui repart, sans nous. Nous partons donc une nouvelle fois à la rencontre des packhouses du coin, dans l’espoir qu’après Easter, des places se soient libérées. Sans succès. Mais contre toute attente, le contractor nous rappelle : deux personnes sont absentes, nous sommes donc attendus au champ pour commencer le picking !

Quinze minutes plus tard, nous voilà équipés, et prêts à ramasser du kiwi ! Mais le temps, capricieux, a rendu les fruits humides : il fallait attendre qu’ils sèchent pour pouvoir les ramasser sans trop les abimer.

Une heure plus tard, nous attaquons donc un champ de kiwi Gold, une sorte de kiwi jaune, importé de Chine, bien plus doux et sucré que son cousin vert. Sans poils, ils sont beaucoup plus fragiles et donc nécessitent beaucoup plus d’attention.

La technique n’est pas très difficile en soi. Il suffit de « switcher » les queues des kiwis et de les mettre doucement dans le sac. Le but du jeu est de n’en laisser tomber aucun : « fruits are money ! ». Après avoir rempli notre sac de 20 ou 25 kg le plus vite possible i faut maintenant le verser dans les « bins » avec la plus grande délicatesse du monde (ça, c’est sur le papier !).

Dans notre équipe de pickeurs (20 à 25 personnes), nous sommes les « p’tits nouveaux ». Les autres, Indiens pour la plupart, on tous une technique d’enfer qu’ils n’hésitent pas à partager avec nous.

Si nous sommes payés à l’heure lors de la récolte des kiwis Gold (à cause de leur fragilité), nous serons payés au rendement lors de la récolte des Greens. Et comme tout le monde a le même salaire, c’est l’entraide qui prime pour que chacun soit efficace.

Nous voilà lancés depuis une heure. Le champ est vide, il faut changer de site. Et c’est reparti pour une petite heure d’attente le temps que les camions, les tracteurs et les bins changent également de place. Il faut savoir être patients avec les kiwis (dans tous les sens du terme).

Nous aurons le temps de travailler une autre heure avant que la pluie ne s’invite et interrompe pour de bon cette première (mais courte) journée de travail. On est donc attendu les jours suivants, si le temps le permet, pour continuer ce que nous avons commencé !

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Le fruit de notre dur labeur

    • Bonjour,

      Pour le picking, nous n’avons pas vraiment d’adresse. La plupart des champs se trouvent dans la Bay of Plenty (île du nord). Le plus simple est de repérer les champs et d’aller en début de journée rencontrer le contractor pour lui demander s’il a besoin de main d’oeuvre. Sinon, n’hésite pas à aller faire le tour des packhouses de la région et les contacter régulièrement pour trouver une place. Actuellement (septembre/octobre et peut être même novembre), c’est du picking d’avocat.

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