Disons-le, à notre arrivée en Nouvelle-Zélande, notre level in english était… “scolaire”. Et pour un Français, niveau scolaire en Anglais rime souvent avec niveau zéro…

Une lacune qui nous a valu quelques bonnes aventures, même si après plusieurs semaines sur place, les choses s’améliorent petit à petit.

S’intégrer au monde anglophone

Quand on ne parle pas très bien anglais, il est difficile de se lancer. Surtout qu’avec notre accent bien franchouillard et notre manque de vocabulaire, les conversations restent basiques. Alors, quand il s’agit de parler anglais en petit comité, on s’excuse pour notre “poor english level“. Heureusement, la plupart des gens sont compréhensifs et nous assurent qu’ils nous comprennent, même si on s’y reprend à deux ou trois fois pour formuler une phrase correcte. Bon, pour ce test, nous nous en sommes quand même pas trop mal sorti dès les premiers jours !

Épreuve suivante : la conversation de groupe – Level difficulties : 8/10. Quand vous arrivez au milieu d’une maison où tout le monde parle avec aisance, s’intégrer à un groupe n’est pas simple. Pas de craintes, les gens feront souvent en sorte de vous faire participer. Mais quand ils parlent vite ou entre eux, vous perdez le fil de la conversation très (très) rapidement.

Du coup, vous vous accrochez tant bien que mal en essayant de comprendre des bribes de mots et d’en placer une… mais, tel un match de tennis, vous devenez spectateur de cette conversation, tournant la tête à chaque changement d’interlocuteur (et acquiesçant tel un automate tout sourire pour faire croire que vous avez tout compris).

Vous verrez, s’en ai légèrement frustrant de ne pas maîtriser la langue du pays qui nous accueille : on a tellement de choses à dire !! On rencontre des gens super intéressants, mais faute de pouvoir s’exprimer, on a l’impression parfois de passer à côté de jolies rencontres ou de débats forts intéressants.

Pour le petit exemple, un soir, nous avons été conviés par nos hôtes de Woofing à un repas familial où forcément l’on parle de tout, de rien, de la crise ukrainienne et de l’Union européenne… chez nous quoi. Difficile pour nous d’expliquer nos points de vue :  la conversation allait bon train et nous n’avions pas terminé de comprendre ce que les protagonistes disaient, qu’ils avaient déjà changé de sujet. C’était assez frustrant, car tous les deux, nous suivons l’actualité d’assez près et notre origine d’Européen aurait permis d’avoir un point de vue différent au milieu de tous ces Néo-Zélandais. Ce sera pour une autre fois !

Les aléas de Français à l’étranger

Depuis qu’on a débarqué sur l’île et dans ce monde anglophone, nous avons rencontré d’autres petites déconvenues .

Déjà, nos prénoms…
Si Pierre-Jean s’est raccourci en Pierre et qu’il est plutôt simple à prononcer, sans trop l’écorcher (Pierre devient souvent “Pie-Air“) pour les anglophones, Camille est définitivement un prénom qui ne passe pas.

Je suis souvent obligé de le répéter trois ou quatre fois et côté prononciation, j’ai eu le droit à “Caime-ill“, “Come-ill“, ou “Key-ill“… D’ailleurs, ils ont aussi des soucis pour l’écrire… L’organisme qui dispense la Hanz Card m’a tout bonnement rebaptisé “Canille… Bref, la prochaine fois, j’utiliserai mon nickname ! Sauf quand mon surnom (Miki) est aussi… celui du chien.

Appelez-moi-canille-hanz-card

Mais l’épreuve reine de ce petit jeu reste encore le téléphone – Level difficulties : 12/10. On est déjà pas fana des conversation filaire en temps normal, mais alors en anglais, c’est autre chose ! Comme Bibi serait celle qui comprendrait le mieux l’anglais (ça reste à prouver), c’est moi qui m’y colle. Le test du téléphone est un bon indice de notre progression car il n’y a ni gestes ni expressions du visage auxquelles se raccrocher pour nous aider à comprendre. On doit vous l’avouer, c’est une épreuve encore un peu laborieuse… mais heureusement pour nous, ils sont assez fans des textos ici !

Malgré tout, ces petits désagréments qu’on a connu les premiers jours seront bientôt un mauvais souvenir. Après plusieurs semaines totalement immergé, et malgré le fait qu’on parle Français entre nous, nous avons fait de gros progrès. Nous le voyons d’ailleurs au quotidien : nous cherchons moins nos mots, nos interlocuteurs ont l’air de faire moins d’efforts pour nous comprendre, et on participe un peu plus lors des barbuc’ du backpack !

D’ailleurs nos compatriotes, arrivé quelques mois avant nous ici, nous le confirme : il n’y a qu’à parler pour progresser et après quelques semaines à galérer, les mots et les idées viennent tout seuls en anglais… Comme quoi, il n’y a pas de secret, tout vient à point à qui sait attendre (et apprendre) !

  1. Ah ah ton article m’a bien fait rire 🙂
    Et combien tu as raison !
    Pas facile de s’intégrer à une conversation lorsque l’on parle un anglais pauvre.
    Autant je comprends très bien l’anglais, autant j’ai franchement du mal à le parler. Mais ça c’est quand même un peu la faute au système scolaire français. M’enfin ça se corrige avec quelques efforts 🙂
    Pauline

  2. ah, c’est sûr, au début, ce n’est pas facile, mais rien ne vaut l’immersion totale. Et je confirme, le téléphone, c’est le plus dur. On ne se rend pas compte du nombre d’informations qui passent par le non-verbal: mimiques, expression des yeux, mouvement de la bouche, des mains… Au téléphone, tout ce non-verbal est perdu, d’où la difficulté accrue. Je me souviens qu’à une époque (avant Skype) il y avait des boîtes qui proposaient aux cadres pressés des cours de langue par téléphone, et je m’étais toujours dit que comme arnaque, on ne pouvait pas faire mieux (ou pire, selon le point de vue…). Have fun and enjoy 😀

  3. C’est vrai c’est la même chose pour nous !
    On est arrivé maintenant il y a 1 mois en Nouvelle-Zélande et l’on commence juste à voir de petits progrès et à être plus fluides dans nos conversations.
    La chance c’est que l’on voyage en Helpx, donc on et constamment confrontés à la langue et ça nous oblige à parler davantage. Comme dit dans l’article, rien de mieux que de parler en immersion complète pour progresser.

    • Ah très bonne idée d’avoir filé en Wwoofing directement ! Nous, au bout de 6 bons mois, on voyait déjà un vraie différence. Aujourd’hui, on est encore plus à l’aise 🙂 Faut persévérer et surtout pas se décourager !!

      Bon voyage !

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