Il y a quelques jours, on vous amenait dans la région de Tasman par la Terre. A cette période, nous avions manqué de temps pour découvrir le très beau parc de l’Abel Tasman. Un incontournable de Nouvelle-Zélande qu’on a donc choisi d’explorer en kayak.

Il existe plus d’une dizaine d’entreprises pour vous emmener faire un tour dans le magnifique parc maritime. À la journée ou sur plusieurs jours, guidés ou en autonomie… Comme disent les kiwis : it’s up to you !

De notre côté, on a opté pour l’Abel Tasman Kayak (on ne peut plus simple comme nom), à Marahau, qui bénéficie de très bons retours des précédents clients. On s’est inscrit pour une journée de kayak en autonomie.

Un jour complet à l’eau

Rendez-vous donné à la base à 8h30 du matin. Manque de pot, le soleil semble avoir décidé de faire la grass’mat lui, et le crachin, voire même l’averse qu’on se prend avant même de mettre les pieds sur la plage nous a un peu gâché la fête…

Coûte que coûte, la guide, responsable de notre petit groupe de 5 kayaks, nous explique le déroulement de la journée et surtout les règles de sécurité : comment placer et enlever la jupe, comment réagir si on tombe à l’eau, les trucs à faire et à ne surtout pas faire…

Abel Tasman kayak autonomie

Avant midi, le temps restait nuageux

C’est bien préparé et déjà un peu trempé qu’on met nos embarcations à la mer. La marée est haute et à cause du vent, la houle se fait un peu ressentir.

Dernières recommandations, derniers rappels et nous voilà livré à nous même sur la grande mer de Tasman.
Il y a beaucoup de choses à faire, on décide de ne pas trainer et de nous diriger directement vers les falaises de l’Abel Tasman pour découvrir la flore et surtout la faune au plus près.

Armé de notre carte imperméable, agrémentée de conseils et d’anecdotes, on parcourt la côte. Après une petite heure de rame, on prend une première pause petit-dej sur un banc de sable coincé entre deux bras de mer.

De notre avis commun, l’endroit est super chouette, surtout avec ces nuages gris foncé qui s’amoncèlent au loin et rendent la lumière plus feutrée que d’ordinaire. Mais nous n’étions pas les seuls à avoir choisi ce lieu pour nous reposer… Une colonie de mouettes s’y était également établie. Et en marchant le long de la plage pour me rendre aux toilettes qui étaient à l’autre extrémité, j’ai bien eu peur qu’elles ne m’agressent pour de bon !! Des cris, accompagnés de plongeons en piqué en direction de ma tête, et voilà comment tu te retrouves à courir le plus vite possible dans du sable mou (pas bien rapide, donc) ou à passer dans l’eau, même s’il fait déjà – 8000° !

Cet épisode derrière nous, on reprend la route. Plus l’heure avance et plus le ciel s’éclaircit pour laisser finalement le soleil percé. Les températures remontent illico et le paysage change du tout au tout. Si le parc était déjà splendide sous les nuages noirs, il l’est encore plus à la lumière du jour !!

La faune sauvage et discrète d’Abel Tasman

Arrivé à la pointe que nous avait indiqué notre guide comme était la limite à ne pas franchir pour revenir dans les temps, nous avons ensuite pris le large en direction d’Adele Island où les phoques et parfois même des pingouins seraient visibles. Les animaux sont omniprésents dans le parc, mais ils sont également d’une très grande discrétion et souvent dur à observer d’après notre guide.

Et effectivement, nous avons été reçus par les grognements des seals qui se reposaient, au loin, sur les rochers chauffés par le soleil. Nous n’avons pas voulu nous approcher trop près, pour respecter leur espace donc nous n’avons pas de photos d’eux (mais promis, on va se rattraper très bientôt !).  Malheureusement, pas de pingouins en vue. En même temps, à cette saison, ils préfèrent certainement les zones plus fraîches et moins visitées.

Notre balade continue le long des criques et des falaises de cette île, l’une des seules entièrement dépourvues de nuisibles. Le DOC (Departement of Conservation) de Nouvelle-Zélande et la population locale ont en effet œuvré pendant de longues années pour éradiquer les opossums, les rats et les autres animaux non endémiques dans cet endroit. Ainsi, on retrouve des espèces d’oiseaux rares, qui nichent exclusivement dans les environs. Des oiseaux d’ailleurs pas farouches ! L’un d’entre eux a profité du sable remué par Pierre-Jean, lézardant sur sa serviette, pour se servir son dîner ! Il est resté près de cinq bonnes minutes près de nous.

Une dernière pause à Fisherman Island et nous reprenons le large, cette fois-ci en direction de la plage de Marahau. L’après-midi touche (déjà !) à sa fin et même si nos bras sont bien endoloris par des heures de pagaies, on en aurait bien fait une petite journée supplémentaire pour monter plus haut dans le parc et découvrir d’autres points de vue.

De retour à la base après un court trajet en tracteur, l’équipe de l’Abel Tasman Kayak nous aide à décharger les embarcations et à ranger le matériel. Il est 17h30 lorsqu’on quitte Marahau, en route pour de nouvelles aventures !

Nous tenons à remercier l’équipe de l’Abel Tasman Kayak qui nous a invités à cette sortie.

[wc_box color=”info” text_align=”left”]La journée de kayak en autonomie est à 65$ par personne. Il faut être minimum deux pour partir en autonomie (un seul kayak pour deux). Pleins d’options disponibles : location à la journée et jusqu’à cinq jours, guidé ou non, et même des combo kayak + randonnée ![/wc_box]

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