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C’est Easter, et tel un second Noël, la Nouvelle-Zélande s’arrête le temps d’un long week-end. Il ne nous en a pas fallu plus pour partir en road trip dans le Coromandel.

Notre programme : faire le tour de cette péninsule réputée de Nouvelle-Zélande et prendre le temps de découvrir ses coins mythiques et ses endroits moins touristiques.

Where was it ?

La première étape de notre trip s’est déroulé de Thames à la (presque) pointe de la péninsule : Port Charles.

On the road (trip) again

Depuis Tauranga, nous avons pris la route en direction de Thames, une petite ville aux portes du Coromandel. À l’époque de la ruée vers l’or, cette cité était l’une des plus importantes de Nouvelle-Zélande. De nombreux hommes sont arrivés de tout coin avec l’espoir de faire fortune.

Aujourd’hui, il reste quelques vestiges de cette faste période, telles l’école de mineurs et les attractions touristiques dans les anciennes mines. Cependant, nous ne nous sommes pas attardés à Thames : notre objectif est de dormir à Port Jackson, à la pointe du Coromandel et la route pour y aller est « quite long » comme on dit ici. Aller, en route !

Nous longions la côte depuis un sacré moment et l’envie de découvrir la péninsule d’un peu plus haut nous chatouille. C’est pourquoi, à la sortie de la ville de Tapu, nous sommes sorti de notre tracé initial pour prendre une petite route qui traverse le Coromandel d’ouest en est. Ce chemin est réputé dangereux en hiver dans tous nos guides de voyage. On a vite compris pourquoi…

Road-trip-Coromandel-Nouvelle-Zelande

La Tapu Coroglen Road, avec en fond, le Kauri géant

La Gravel road (ou route de graviers) sillonne entre les crêtes et les monts du Coromandel. Pendant une trentaine de kilomètres, on monte on descend, sur un chemin décaissé à flanc de montagne où certains passages sont parfois compliqués. La faute aux chutes de pierres et aux affaissements de terrains ici et là. Mais un bon road trip n’en serait pas un sans quelques difficultés de conduite !

C’est non sans mal (de mer !) que nous arrivons au point le plus haut auquel nous pouvions accéder en voiture. Si la route est difficile, le jeu en vaut la chandelle : le paysage qui s’offre à nous est grandiose. Mais on ne s’attarde pas trop : n’oublions pas notre objectif, dormir à Port Jackson !

 

En redescendant vers Tapu, nous sommes tombés sur une petite réserve naturelle où trône, tel un roi, un Kauri. Cet arbre géant semble régner sur la forêt qui l’entoure.

Après cette incartade, nous reprenons la route de la côte ouest, direction Colville, la dernière ville avant une longue Gravel road de 36 kilomètres qui mène à Port Jackson. Pour l’anecdote, le village de Colville fut, pendant les années 60, le lieu de vie et de retraite préféré des hippies. À l’heure actuelle, la ville est encore connue pour son calme, apprécié par les hindous qui ont construit un temple à l’entrée du village.

Quelques centaines de mètres après la sortie de Colville, direction la pointe de la péninsule en longeant la côte est. Une nouvelle fois, la longue Gravel road monte et descend au rythme des montagnes. Les courbes serrées ne sont pas toujours faciles à négocier et usent le plein de gazoil plus vite que prévu.

Au fur et à mesure que nous avançons, nous comprenons que nous n’aurons pas suffisamment de fioul pour faire la route du retour et nos chances de trouver une station essence à Port Jackson sont totalement nulles. Nous nous retrouvons alors avec un choix draconien : soit nous faisons demi-tour maintenant, alors que nous sommes à mi-chemin. Soit nous devrons sans doute probablement finir par pousser notre van pour faire la route du retour…

Les plus d’une tonne de notre maison à roulettes nous ont conduits à être sages et à revenir sur Colville remplir le ventre de la bête.

Les joies des plans B

Avec l’heure qui avance à grands pas et le soleil qui se couche déjà, retourner vers Port Jackson semble compromis. La nuit compliquerait encore un peu plus la conduite. Il nous faut donc une solution de repli, et vite !

Ce sera Port Charles, plus près que Port Jackson.

Nous voici à nouveau en chemin pour deux heures au moins de trajets. Mais ça, c’était sans compter sur la rencontre impromptue avec Fleurette, la biquette. Un peu perdue, la pauvre divague au milieu de la route. Nous l’avons manqué de peu et, à la vitesse à laquelle circulent les quelques voitures que nous croisons, nous ne sommes pas certains qu’elle aura autant de chance dans l’avenir.

Ni une ni deux, on s’arrête sur le bord de la route et partons chercher la biquette afin de la mettre en sécurité. J’ai un temps pensé à l’adopter : elle semblait bien décidée à nous accompagner dans notre road trip ! Pierre-Jean n’étant pas franchement d’accord, on s’est résolu à la laisser dans le champ d’une maison voisine, espérant qu’elle retrouve sa demeure un peu plus tard.

Une fois notre bonne action achevée, nous voilà à nouveau roulants sur l’asphalte… Mais cela ne saurait durer : une Gravel road pointe son nez. Nous devons la suivre jusqu’à son extrémité, qui nous mène à Port Charles, puis à Stony Bay. Cette première journée de road trip se termine dans un charmant camping perdu au milieu de nulle part, en bord de mer.

Le temps d’arriver et de choisir notre place dans ce vaste champ de cinq hectares, il fait déjà nuit. Il ne nous reste qu’à avaler un bon bol de noodles avant de nous endormir en pensant au parcours du lendemain.

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